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Xavier Richard et Jessica Jang, les lauréats BDO de l’EFU

Lors de l’annonce des résultats de l’EFU 2008 le 5 décembre par l’ICCA, BDO a célébré l’événement avec ses 124 candidats couronnés de succès, parmi lesquels deux ont accompli une performance exceptionnelle : Xavier Richard, de notre bureau de Montréal et Jessica Jang, de notre bureau de Vancouver.

Ces étudiants remarquables ont non seulement réussi l’un des examens professionnels d’entrée les plus difficiles au monde, mais ils sont parvenus à se classer parmi les 50 meilleurs candidats dans le tableau d’honneur de l’EFU.

M. Richard a reçu la médaille d’or du gouverneur général et un prix de 5 000 CAD pour avoir obtenu le meilleur résultat au Canada pour l’EFU, et il se verra décerner le prix des fondateurs de BDO. Mme Jang recevra quant à elle le prix de reconnaissance de BDO pour ses résultats exceptionnels.

À peine quelques jours après avoir passé les examens longs de trois jours, M. Richard et Mme Jang ont pris le temps de repenser à leur expérience de l’EFU et de partager quelques conseils utiles avec les futurs candidats BDO à l’EFU.

Parlez-nous de votre expérience générale de l’EFU, par exemple du programme de formation, de votre mentor pour l’EFU et/ou de l’examen en lui-même. Combien de temps a duré la procédure en tout? (entre 1 et 3 ans)

Xavier RichardXavier : Au Québec, le Diplôme d'études supérieures spécialisées en comptabilité publique (*Graduate Diploma in Public Accountancy) est un préalable obligatoire pour se présenter à l'EFU. Ce programme dure 2 ans et inclut également un volet de "coaching" dans l'été qui précède l'EFU. J'ai suivi mes cours du GDPA à HEC Montréal, où les cours théoriques se mélangent aux simulations de cas de comptabilité, ce qui constitue une excellente préparation.

Mes cours au Diplôme se sont terminés à la fin juin 2008. De juillet à septembre, j'ai étudié seul pour la plupart du temps. Mes "UFE buddies" chez BDO m'ont été bien utiles pour me remonter le moral lors des (nombreuses) périodes de découragement. Il est rassurant de savoir que l'on peut compter sur le support de collègues qui sont passés par là et qui comprennent exactement chaque étape du processus.

Mes trois mois d'étude pour l'EFU ont été en montagnes russes. Le départ a été plutôt difficile, et il a fallu m'astreindre à respecter mon horaire de travail que je m'étais créé au début de l'été. Les distractions étaient nombreuses et il était très difficile d'être discipliné. Je dois avouer que les baisses de motivation ont été fréquentes. Par contre, l'important est de ne pas se laisser abattre et de continuer à travailler pour sentir une progression et être satisfait de son étude. Durant le mois de septembre, j'ai fait un sprint de révision avec une partenaire d'étude du HEC. Nous nous sommes vus quotidiennement et nous avons discuté de tout ce que nous avions appris durant l'été, des contextes d'application des cas, des techniques de réponse, etc.

Je ne me suis jamais senti prêt à 100% à affronter l'EFU. D'ailleurs, les trois épreuves ont été très éprouvantes. J'ai trouvé que l'EFU 2008 ne ressemblait à rien de ce que j'avais vu des EFU antérieurs lors de ma préparation. Les trois jours de l'examen ont été très destabilisants et j'avais réellement l'impression d'être en train de manquer mon coup. Heureusement, en discutant avec d'autres étudiants, je me suis aperçu que mes impressions étaient partagées par la majorité.

Je suis parti en voyage immédiatement après l'examen. Cela a été extrêmement bénéfique car cela m'a permis de passer immédiatement à autre chose et de ne pas repenser à l'examen pendant les jours et les semaines qui ont suivi. En plus, durant les semaines finales qui ont précédé l'EFU, le fait de penser à mon voyage m'a souvent permis de retrouver de la motivation.

Jessica Jang Jessica : Mon expérience de l’EFU a commencé en juillet lorsque j’ai assisté au programme Densmore financé par le cabinet. Je pense que la formation apportée a été un élément essentiel dans le développement d’une attitude appropriée ainsi que dans la planification du travail, pour vraiment maximiser les résultats de mes études pour l’EFU. C’est là où nous avons appris à étudier de façon plus intelligente, et non pas nécessairement de façon plus acharnée.

Après les deux semaines passées à Densmore, mon expérience de l’EFU s’est avérée assez relaxante puisque j’ai fini par passer une semaine à Hawaii en juillet. Du coup, lorsque le moment d’étudier a vraiment commencé, j’étais tout à fait détendue grâce à mes vacances et j’étais prête à m’attaquer aux cas pratiques.

Ici, dans l’Ouest, nous devons également passer le programme de la CASB, qui nécessite en tout deux à trois ans. Même si je dois admettre que le processus peut s’avérer exténuant par moments (chaque semaine il fallait finir des devoirs après le travail), je dois avouer qu’il a joué un rôle important dans notre préparation pour l’EFU. Le programme de la CASB m’a donné de très bonnes bases pour m’attaquer aux examens centrés sur les cas et il m’a également apporté toutes les connaissances techniques nécessaires pour passer l’EFU.

Durant la période d’examen de l’EFU, vous êtes-vous sentie soutenue par BDO, par vos collègues et/ou par votre mentor de l’EFU? Êtes-vous satisfaite de la formation et du soutien apporté par votre communauté BDO?

Xavier: Dès le mois de février, BDO a mis en place un programme de coaching pour nous familiariser avec la rédaction de cas de style EFU. Ainsi, les cas que nous avions à résoudre étaient corrigés individuellement par des employés du cabinet qui nous offraient ensuite une rétroaction personnalisée. Ce coaching a été fort utile car il survient tôt dans le processus et nous permet de commencer à s'habituer à l'analyse de cas d'EFU.

Tel que mentionné, je me suis senti extrêmement bien supporté par mes deux UFE buddies tout au long de l'été. Elles pouvaient répondre à toutes mes questions, qu'elles soient davantage théoriques ou plus personnelles.
Je suis très satisfait du coaching que j'ai reçu de BDO. Je dois aussi dire que le bureau National offrait des rétroactions de cas via des conférences téléphoniques ("webex"), auxquelles j'ai rarement participé puisqu'elles se déroulaient exclusivement en anglais.

Jessica : Le soutien que j’ai reçu de la part du bureau est incroyable. Les responsables m’ont proposée de relire et de noter mes examens, des anciens candidats à l’EFU de mon cabinet m’ont également aidée par leur soutien et leurs commentaires. Les associés m’ont aussi énormément encouragée tout au long du processus ainsi que durant la période précédant les résultats.

Décrivez-nous ce que vous avez ressenti lorsque vous avez appris que vous figuriez au tableau d’honneur et que vos résultats étaient parmi les meilleurs au Canada?

Xavier: Un seul mot peut décrire ma réaction initiale lorsque j’ai appris la nouvelle : l’incrédulité. J’avais tellement douté de moi après chaque épreuve que jamais je n’aurais pu m’imaginer atteindre une telle position ; mon but était simplement de passer l’examen ! En fait, je croyais qu'il s'agissait d'un "prank call". J'ai dû confirmer la nouvelle par courriel avec la représentante de l'OCAQ (Ordre des comptables agréés du Québec) pour être certain qu'il ne s'agissait pas d'un canular. Bien sûr, une fois l’effet de surprise passé, il est évident qu’un immense sentiment de fierté s’est fait sentir. Le fait d’atteindre un tel niveau couronne bien les trois mois de travail intensif de préparation pour l’EFU.

Le plus difficile a été de garder l'information confidentielle, d'autant plus que j'ai été prévenu 2 semaines avant la sortie officielle des résultats. Je devais donc jouer le jeu et faire semblant que j'étais, moi aussi, de plus en plus stressé au fur et à mesure que la date du 4 décembre approchait.

Encore aujourd'hui, trois semaines après avoir appris la nouvelle, j'ai de la difficulté à réaliser que j'ai atteint la première place au Canada. Cela me semble toujours surréaliste!

Jessica : Après avoir raccroché le téléphone suit à une conversation avec l’associé de mon cabinet, ma première réaction a été de bondir de joie. Mais dans la journée suivant cette annonce, j’ai en fait commencé à avoir des doutes et à penser que peut-être il y avait eu une erreur. Je ne me suis vraiment rendue à l’évidence que lorsque j’ai vu mon nom inscrit sur le tableau d’honneur.

Quand avez-vous décidé de faire carrière dans la comptabilité? Comment êtes-vous parvenue à cette décision? Est-ce que quelqu’un en particulier vous a influencée?

Xavier: Je dois avouer que j’ai toujours eu de la difficulté à arrêter mon choix sur un emploi en particulier, donc le titre de CA était un outil fait sur mesure pour moi afin de me permettre d’occuper différents postes. En effet, la multitude de carrières possibles a été une des raisons principales ; j’ai été attiré par la variété des rôles que l’on peut jouer en tant que CA au cours de sa carrière, ce qui me permettra de rencontrer des situations stimulantes et de faire face à de nombreux défis. Bien sûr, le prestige et la crédibilité de la profession ont également été des facteurs que j’ai pris en considération.

J'ai pris ma décision durant mes études de baccalauréat à l'université. Après avoir eu des cours dans plusieurs disciplines reliées à l'administration, j'ai arrêté mon choix sur la formation en comptabilité, sans me douter de ce qui m'arriverait quelques années plus tard!

Jessica : En fait, c’est lors de ma dernière année d’études en économie à l’UBC que j’ai décidé de faire carrière dans la comptabilité. J’avais suivi quelques cours de comptabilité pour mes modules subsidiaires en Commerce et je les avais vraiment appréciés. La désignation CA offre tellement d’opportunités. Le stage permet de voir comment différentes entreprises opèrent.

Quelle est la prochaine étape? Que souhaitez-vous accomplir dans les cinq à dix prochaines années? Dans quelle branche souhaiteriez-vous pratiquer?

Xavier : Je ne me ferme aucune porte pour l’instant. Plusieurs domaines m’intéressent et je crois que le titre de CA sera un atout indéniable, peu importe l’orientation de carrière que j’effectuerai. Je serais peut-être intéressé à œuvrer au sein d’institutions publiques pour mettre mes connaissances au service de la collectivité. Une chose est certaine, je veux me servir de tous les atouts qu’apporte le titre de CA pour apporter une valeur ajoutée à la société et ce, tout au long de ma carrière.

Bien sûr, pour l'instant, ma priorité est de compléter mes heures obligatoires en cabinet afin d'obtenir mon titre. Étant donné qu'il me reste encore plusieurs mois avant d'y arriver, la suite me semble encore trop lointaine pour y penser sérieusement!

Jessica : Jusqu’à récemment, mon rêve consistait uniquement à réussir ces examens. Quant à mes projets pour les 5 à 10 prochaines années, je ne sais pas vraiment à quel niveau professionnel je souhaite me trouver. En ce qui concerne ma vie personnelle, les choses sont plus claires : je souhaite voyager en Europe, en Amérique du Sud et en Asie et je souhaiterais être davantage engagée dans des organisations caritatives.

Avez-vous quelques conseils avertis pour nos prochains candidats à l’EFU?

Xavier : Je ne crois pas qu’il y ait de truc miracle ou de recette magique. Durant les séances préparatoires à l’EFU, nous sommes bombardés de conseils et de « bons trucs ». Or, selon moi, la clé est de développer une technique qui nous est propre et d’adapter ces recommandations à notre façon d’étudier. Une fois arrivé à l’été de l’EFU, nous connaissons déjà nos forces et faiblesses en ce qui a trait aux techniques d'études; il suffit ensuite de continuer à appliquer ces méthodes au contexte de la préparation à l’EFU.

Il y a aussi d’autres « règles d’or » qui sont des classiques mais qui demeurent véridiques ; je les ai toutes éprouvées cet été!

  • Au début de l'été, élaborer un horaire jusqu'à l'EFU et s'assurer d'en respecter les grandes lignes à chaque semaine. Bien sûr, l'horaire changera continuellement, mais il faut s'assurer que tous les éléments à couvrir le seront.
  • Utiliser une méthode personnelle pour conserver toutes les informations que l'on obtiendra au fur et à mesure que l'on fera des rétroactions de cas ou qu'on replongera dans la théorie. Pour ma part, cela a pris la forme d'un énorme tableau (qui est devenu extrêmement imposant rendu à la fin de l'été!) où toutes les informations importantes recensées lors des rétroactions étaient regroupées par thème, ce qui facilitait selon moi la compréhension et la mémorisation.
  • Se planifier un voyage post-EFU est une très bonne idée pour se changer les idées. Par contre, il faut s'assurer de finaliser les démarches assez tôt dans l'été, car la préparation du voyage peut gober énormément de temps, ce qui est très dommageable (surtout si la planification a lieu deux semaines avant l'EFU, comme ce fut le cas pour moi!)
  • Être constant dans son étude i.e. commencer tôt dans l'été et en faire un petit peu à chaque jour (sans exagérer, car les fins de semaine doivent toujours être libres!). Être conscient qu'on ne sera pas parfait dès le départ et accepter qu'il y aura des moments de découragement. On dit souvent qu'il est important d'avoir une attitude positive, et c'est vrai… même si c'est parfois difficile!
  • Finalement, le fait d'avoir un / une partenaire d'étude (study buddy) qui suit le même horaire que nous peut être très stimulant car on s'assure ainsi toujours quelqu'un qui est au même point que nous pour nous aider.

Jessica : Ce qui m’a aidée, c’est d’essayer de rester positive tout au long du processus, car certains jours, on peut douter de soi et de ses capacités. Il faut aussi s’occuper pendant les soirées de l’EFU, ou du moins faire des choses qui permettent d’oublier les examens et beaucoup dormir pour être en pleine forme pour la journée suivante. Dormir n’a jamais été un problème pour moi, mais pendant les examens de l’EFU, je me réveillais au moins deux fois au milieu de la nuit, ce qui n’est pas une expérience très agréable!

Mais le conseil le plus important qui m’a été donné est sans doute de faire attention à ne pas trop en faire pendant les semaines d’étude. Si vous commencez à sentir que votre esprit est trop fatigué pour assimiler quoi que ce soit d’autre, arrêtez-vous et faites une pause, sortez avec des amis.

BDO félicite tous ses candidats qui ont réussi l’EFU cette année et qui ont franchi une étape décisive de leur carrière professionnelle. Par leur dévotion sans faille et leur travail acharné, ce sont des membres particulièrement estimés de la communauté BDO.

 



 
 
 
FAQ no.13
 
 

Quel genre de formation offre BDO à ses employés? Comment se déroule le perfectionnement professionnel?

Chez BDO, comme c’est le cas dans le secteur comptable et de consultation, on demande un engagement résolu envers la formation. C’est une facette majeure de notre culture. La formation spécifique dépend de vos besoins, et elle peut être dispensée au sein de l’entreprise ou dans une organisation externe. Nous veillons à ce que vous receviez une formation adéquate à vos activités professionnelles. Voilà pourquoi nous soutenons des programmes de formation qui élargissent vos compétences et votre perfectionnement professionnel.